Alphonse de Lamartine est, pour moi, le plus grand romantique de tous les temps. Son premier recueil, les
Méditations poétiques, paru en 1820 fut couronné d'un immense succès à l'époque. Même si, au départ, il ne comptait qu'une vingtaine de poèmes, l'auteur l'a enrichi au fil des années. Pour les éditions actuelles des
Méditations, on compte à peu près une trentaine de textes. Le plus connu d'entre eux est
Le Lac, dans lequel le poète exprime tout son désarroi face à la mort de sa bien-aimée, et toute sa haine face au temps qui corrompt tout, excepté quelques éléments de la nature. Dans ce poème, tout l'art lamartinien est mis en valeur.
Bien sûr, d'autres recueils, d'autres textes ont suivi les
Méditations. Seulement, on s'y attarde moins pour une raison qui m'est, ma foi, inconnue. En effet, les textes parus peuvent soumettre l'attention et on peut les lire au moins une fois dans notre vie. Car, pour ma part, j'en ai lu quelques-uns, et les quelques passages parcourus me suffisent à dire qu'on peut s'y attarder et qu'une certaine beauté s'y trouve.
Lamartine a eu une vie emplie de poésie, mais aussi de politique, car il avait ces deux passions-là dans la peau. Vers la fin, il a été atteint par la maladie et obligé de vendre jusqu'à la maison de son enfance.
Aujourd'hui, on a tendance à l'oublier. Même si ses œuvres sont entrées dans la Pléiade, même si elles sont variées, rares sont les personnes qui s'y intéressent encore. Pourtant, il y a, dans ses écrits, une beauté et une pureté incomparables. Espérons, qu'avec le temps, les gens se rendront compte que, tout comme Baudelaire, Vigny, Rimbaud, Verlaine et j'en passe, Lamartine a écrit l'histoire et l'oublier serait dommage.
Quelques poèmesLe LacLe VallonQuelques extraitsUn seul être vous manque et tout est dépeuplé (
L'isolement,
Méditations poétiques)